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Consigne générale : ces exercices reproduisent les types de questions de langue qui tombent au brevet. Travaille chaque série de manière autonome, puis consulte le corrigé pour vérifier ta méthode. Chaque réponse doit être rédigée en phrase complète.
Support : les phrases sont tirées du contexte des textes littéraires étudiés en 3ème.
1. Classes grammaticales (4 pts)
Donnez la classe grammaticale précise de chacun des mots soulignés :
a) « L'écrivain qui dénonce l'injustice est courageux. »
b) « Il affirme que la presse est libre. »
c) « Bien qu'il soit censuré, il continue d'écrire. »
d) « Cette décision est révoltante. »
2. Fonctions (4 pts)
Donnez la fonction de chaque groupe souligné :
a) « Le journaliste a dénoncé le scandale. »
b) « Révoltée par l'injustice, elle prit la plume. »
c) « Il écrit pour défendre la vérité. »
d) « Cet article est percutant. »
3. Analyse de phrase complexe (6 pts)
Analysez la phrase suivante en identifiant toutes les propositions, leur nature et leur fonction :
« L'auteur dont les articles ont changé l'opinion affirme que la liberté de la presse est essentielle parce qu'il croit en la démocratie. »
4. Analyse à l'intérieur d'une subordonnée (2 pts)
Dans la subordonnée « dont les articles ont changé l'opinion » (phrase de la question 3), identifiez : a) Le sujet et le verbe b) La fonction du pronom « dont »
1. Classes grammaticales
a) « qui » est un pronom relatif. Il introduit la subordonnée relative « qui dénonce l'injustice » et remplace son antécédent « l'écrivain ».
b) « que » est une conjonction de subordination. Elle introduit la subordonnée complétive « que la presse est libre ». Attention : ici, que n'a pas d'antécédent (ce n'est pas un pronom relatif), il suit un verbe de déclaration (affirme).
c) « Bien qu' » est une conjonction de subordination (locution conjonctive). Elle introduit une subordonnée circonstancielle de concession.
d) « révoltante » est un adjectif qualificatif. Il qualifie « cette décision ».
2. Fonctions
a) « le scandale » est COD du verbe « a dénoncé ». (Le journaliste a dénoncé quoi ? → le scandale.)
b) « Révoltée par l'injustice » est un groupe adjectival en apposition au sujet « elle ». Il est détaché en tête de phrase, séparé par une virgule, et caractérise le sujet.
c) « pour défendre la vérité » est CC de but du verbe « écrit ». Il est supprimable et déplaçable (Pour défendre la vérité, il écrit).
d) « percutant » est attribut du sujet « cet article ». Il est relié au sujet par le verbe d'état « est ».
3. Analyse de phrase complexe
La phrase contient 4 verbes conjugués (ont changé, affirme, est, croit), donc 4 propositions :
| Proposition | Nature | Fonction |
|---|---|---|
| L'auteur (...) affirme (...) | Proposition principale | — |
| dont les articles ont changé l'opinion | Subordonnée relative | Expansion du GN « l'auteur » (complète le nom « auteur ») |
| que la liberté de la presse est essentielle | Subordonnée conjonctive complétive | COD du verbe « affirme » |
| parce qu'il croit en la démocratie | Subordonnée conjonctive circonstancielle de cause | CC de cause |
4. Analyse à l'intérieur de la subordonnée
a) Le sujet est « les articles » et le verbe est « ont changé ». Le COD est « l'opinion ».
b) Le pronom « dont » est complément du nom « articles ». Il remplace « de l'auteur » → les articles de l'auteur ont changé l'opinion. « Dont » a donc la fonction de complément du nom à l'intérieur de la subordonnée.
Exercice 1 — Changement de personne (4 pts)
Réécrivez le passage suivant en remplaçant « je » par « nous » (1re personne du pluriel). Faites toutes les modifications nécessaires.
« Je suis revenu un matin de novembre. Le bus m'a déposé au même arrêt qu'autrefois. J'ai cherché des yeux l'immeuble de ma grand-mère. Mon cœur battait fort. »
Exercice 2 — Changement de genre (3 pts)
Réécrivez le passage suivant en remplaçant « il » par « elle ». Faites toutes les modifications nécessaires.
« Déterminé à révéler la vérité, il s'est engagé dans une longue enquête. Il est resté seul, incompris de tous, mais convaincu d'avoir raison. »
Exercice 3 — Changement de temps (4 pts)
Réécrivez le passage suivant en mettant les verbes au passé (passé simple pour les actions, imparfait pour les descriptions).
« Il entre dans la salle. Le silence est total. Les visages se tournent vers lui. Il pose son dossier sur la table et commence à parler d'une voix ferme. »
Exercice 4 — Changement de discours (5 pts)
Réécrivez le passage suivant en transformant le discours direct en discours indirect.
« Elle déclara à ses amis : « Je ne partirai pas. Cette ville est la mienne et je la défendrai jusqu'au bout. Comprenez-vous pourquoi je reste ? » »
Exercice 1 — je → nous
« Nous sommes revenus un matin de novembre. Le bus nous a déposés au même arrêt qu'autrefois. Nous avons cherché des yeux l'immeuble de notre grand-mère. Notre cœur battait fort. »
Modifications :
Exercice 2 — il → elle
« Déterminée à révéler la vérité, elle s'est engagée dans une longue enquête. Elle est restée seule, incomprise de tous, mais convaincue d'avoir raison. »
Modifications :
Exercice 3 — présent → passé
« Il entra dans la salle. Le silence était total. Les visages se tournèrent vers lui. Il posa son dossier sur la table et commença à parler d'une voix ferme. »
Modifications :
Note : « Le silence était total » est à l'imparfait parce que c'est une description (arrière-plan), pas une action. Toutes les autres phrases décrivent des actions ponctuelles → passé simple.
Exercice 4 — direct → indirect
« Elle déclara à ses amis qu'elle ne partirait pas. Cette ville était la sienne et elle la défendrait jusqu'au bout. Elle leur demanda s'ils comprenaient pourquoi elle restait. »
Modifications détaillées :
| Direct | → Indirect | Règle appliquée |
|---|---|---|
| « Je ne partirai pas » | qu'elle ne partirait pas | Ajout de que + je → elle + futur → conditionnel |
| « Cette ville est la mienne » | cette ville était la sienne | Présent → imparfait + la mienne → la sienne |
| « je la défendrai » | elle la défendrait | je → elle + futur → conditionnel |
| « Comprenez-vous pourquoi je reste ? » | elle leur demanda s'ils comprenaient pourquoi elle restait | Verbe introducteur + vous → ils + comprenez → comprenaient + je reste → elle restait + question directe → si + indicatif |
Support : extraits de textes narratifs et argumentatifs.
1. Identifiez le temps de chaque verbe souligné et donnez sa valeur dans le contexte. (8 pts — 2 pts par question)
a) Il marchait depuis des heures dans la ville déserte. Soudain, un cri déchire le silence.
b) Si les hommes étaient plus justes, le monde serait en paix.
c) Le journaliste promit qu'il reviendrait avec des preuves.
d) Il faut que chaque citoyen comprenne l'importance de la liberté d'expression.
2. Pourquoi l'auteur passe-t-il de l'imparfait au présent dans la phrase (a) ? Quel effet cela produit-il ? (2 pts)
3. Dans la phrase suivante, identifiez le mode du verbe souligné et justifiez son emploi. (2 pts)
« Bien qu'il soit censuré, il continue d'écrire. »
1.
a) « déchire » est au présent de l'indicatif. Sa valeur est celle de présent de narration : dans un récit au passé (« il marchait » à l'imparfait), l'auteur passe brusquement au présent pour rendre la scène plus vivante et immédiate, comme si le lecteur y assistait.
b) « étaient » est à l'imparfait de l'indicatif. Sa valeur est celle de l'irréel du présent : dans le système hypothétique si + imparfait → conditionnel présent, l'imparfait exprime une condition qui ne se réalise pas dans le présent. Les hommes ne sont pas plus justes, c'est un souhait ou une hypothèse.
c) « promit » est au passé simple de l'indicatif : action ponctuelle de premier plan dans le récit. « reviendrait » est au conditionnel présent de l'indicatif. Sa valeur est celle du futur dans le passé : vu du moment où il a promis (passé), revenir est une action future. Le conditionnel traduit ce futur décalé dans le passé.
d) « comprenne » est au présent du subjonctif. Sa valeur est liée à l'expression de la nécessité/obligation : le subjonctif est imposé par la construction impersonnelle « il faut que », qui exprime une action souhaitée, non encore réalisée.
2. L'auteur passe de l'imparfait (« marchait ») au présent (« déchire ») pour créer un effet de rupture et de surprise. L'imparfait installait une atmosphère lente, continue (la marche, la ville déserte = arrière-plan). Le présent de narration surgit avec le cri et donne au lecteur l'impression d'assister à la scène en temps réel. Ce changement de temps traduit le choc soudain ressenti par le personnage.
3. « soit » est au subjonctif présent. Son emploi est justifié par la conjonction de subordination « bien que », qui introduit une subordonnée circonstancielle de concession et exige toujours le subjonctif. La concession signifie : malgré le fait qu'il est censuré, il continue quand même — l'obstacle (la censure) n'empêche pas l'action (écrire).
1. Justification de participes passés (6 pts — 2 pts par question)
Justifiez l'accord (ou l'absence d'accord) du participe passé souligné dans chaque phrase :
a) Les preuves qu'il a réunies sont accablantes.
b) Elle a écrit des dizaines de lettres.
c) Ils se sont battus pour la liberté.
2. Réécriture avec accord (4 pts)
Réécrivez les phrases suivantes en mettant le sujet au féminin pluriel. Attention à tous les accords.
a) Convaincu de son bon droit, il s'est présenté devant le tribunal.
b) Le journaliste, resté seul dans son bureau, relisait l'article qu'il avait terminé.
3. Accord sujet-verbe — cas difficiles (4 pts)
Conjuguez le verbe entre parenthèses au présent de l'indicatif et justifiez l'accord :
a) La plupart des témoins (refuser) de parler.
b) C'est moi qui (être) responsable.
c) Chacun des élèves (devoir) réfléchir.
d) La force de ses arguments (impressionner) le jury.
1. Justification de participes passés
a) Les preuves qu'il a réunies — Le PP « réunies » est employé avec l'auxiliaire avoir. Le COD est le pronom relatif « qu' » (= que), placé avant le verbe. L'antécédent de « qu' » est « les preuves » (féminin pluriel). Donc le PP s'accorde au féminin pluriel → réunies.
b) Elle a écrit des dizaines de lettres — Le PP « écrit » est employé avec l'auxiliaire avoir. Le COD est « des dizaines de lettres », placé après le verbe. Avec avoir, quand le COD est après le verbe, il n'y a pas d'accord → écrit reste invariable.
c) Ils se sont battus — Le verbe « se battre » est un verbe essentiellement pronominal (il n'existe pas sans « se » dans ce sens). Avec les verbes essentiellement pronominaux conjugués avec être, le PP s'accorde avec le sujet → ils (masculin pluriel) → battus.
2. Réécriture au féminin pluriel
a) Convaincues de leur bon droit, elles se sont présentées devant le tribunal.
Modifications :
b) Les journalistes, restées seules dans leur bureau, relisaient l'article qu'elles avaient terminé.
Modifications :
3. Accord sujet-verbe — cas difficiles
a) La plupart des témoins refusent de parler. — Avec « la plupart », le verbe s'accorde toujours au pluriel, en accord avec le complément (des témoins).
b) C'est moi qui suis responsable. — Le verbe s'accorde avec l'antécédent du pronom relatif « qui ». L'antécédent est « moi » (1re personne du singulier) → suis.
c) Chacun des élèves doit réfléchir. — « Chacun » est un pronom distributif toujours singulier. Le verbe s'accorde avec « chacun », pas avec « des élèves » → doit.
d) La force de ses arguments impressionne le jury. — Le sujet est « la force » (féminin singulier). « De ses arguments » est un complément du nom, il ne commande pas l'accord. Le verbe s'accorde avec le nom noyau du sujet → impressionne (singulier).
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