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Consigne générale : chaque exercice simule le format réel du brevet (25 points, 30 minutes). Lis d'abord la situation et tous les documents, puis réponds aux questions en phrases complètes en exploitant les documents ET tes connaissances. Consulte ensuite le corrigé pour vérifier ta méthode.
Les apiculteurs français constatent depuis plusieurs années une mortalité anormale de leurs colonies d'abeilles. Un groupe de scientifiques a étudié les causes possibles de ce déclin.
| Année | Nombre de colonies (en milliers) |
|---|---|
| 1995 | 1 350 |
| 2000 | 1 280 |
| 2005 | 1 150 |
| 2010 | 1 070 |
| 2015 | 910 |
| 2020 | 790 |
Deux groupes d'abeilles ont été suivis pendant 10 jours. Le groupe A a été exposé à une dose faible de néonicotinoïde (dose comparable à celle présente dans les champs traités). Le groupe B (témoin) n'a reçu aucun pesticide.
| Paramètre mesuré | Groupe A (exposé) | Groupe B (témoin) |
|---|---|---|
| Capacité à retrouver la ruche | 30% des abeilles ne retrouvent pas la ruche | 3% ne retrouvent pas la ruche |
| Quantité de pollen récoltée | Diminuée de 50% | Normale |
| Mortalité après 10 jours | 38% | 8% |
Les abeilles assurent la pollinisation de 80% des plantes à fleurs sauvages et de 70% des cultures alimentaires (fruits, légumes, oléagineux). En visitant les fleurs pour récolter le nectar et le pollen, elles transportent involontairement le pollen d'une fleur à l'autre, permettant ainsi la fécondation et la production de fruits et de graines.
1. Décrivez l'évolution du nombre de colonies d'abeilles en France entre 1995 et 2020 à l'aide du document 1. Calculez le pourcentage de diminution. (3 pts)
2. À partir du document 2, comparez le comportement et la survie des abeilles exposées au pesticide par rapport au groupe témoin. Que montrent ces résultats ? (5 pts)
3. Expliquez pourquoi l'expérience utilise un groupe témoin (groupe B). Quel est son rôle ? (2 pts)
4. En utilisant le document 3, expliquez quelles seraient les conséquences de la disparition des abeilles sur les écosystèmes et sur l'agriculture. (5 pts)
5. Le frelon asiatique, arrivé en France en 2004, s'attaque aux colonies d'abeilles. Expliquez pourquoi on qualifie le frelon asiatique d'espèce invasive et en quoi il constitue une menace supplémentaire pour les abeilles. (4 pts)
6. En utilisant l'ensemble des documents et vos connaissances, rédigez un texte expliquant comment les activités humaines menacent la biodiversité, en prenant l'exemple des abeilles. (6 pts)
1. D'après le document 1, le nombre de colonies d'abeilles en France a diminué de manière continue entre 1995 et 2020, passant de 1 350 000 à 790 000 colonies. Le pourcentage de diminution est : (1350 - 790) / 1350 × 100 ≈ 41,5%. En 25 ans, la France a perdu plus de 4 colonies sur 10.
2. Le document 2 montre que les abeilles exposées au pesticide (groupe A) sont beaucoup plus affectées que celles du groupe témoin (groupe B) :
Ces résultats montrent que même à faible dose (comparable aux conditions réelles dans les champs), le néonicotinoïde a un impact très négatif sur le comportement, l'alimentation et la survie des abeilles.
3. Le groupe témoin (groupe B) sert de référence : il permet de comparer les résultats avec et sans pesticide. Sans groupe témoin, on ne pourrait pas savoir si les effets observés sont dus au pesticide ou à d'autres facteurs (vieillissement naturel, conditions météo…). Le témoin permet de conclure que les différences observées sont bien causées par le pesticide.
4. D'après le document 3, les abeilles assurent la pollinisation de 80% des plantes à fleurs sauvages et de 70% des cultures alimentaires. Si les abeilles disparaissaient :
5. Le frelon asiatique est qualifié d'espèce invasive car il a été introduit hors de son aire naturelle (il vient d'Asie et a été accidentellement importé en France en 2004 dans des poteries), et il prolifère au détriment des espèces locales. En France, il n'a pas de prédateur naturel efficace, ce qui lui permet de se multiplier rapidement. Il constitue une menace supplémentaire pour les abeilles car il se nourrit d'abeilles et attaque les ruches, entrant en compétition avec elles pour les ressources alimentaires. Il s'ajoute donc aux pesticides comme facteur de déclin des colonies.
6. Rédaction :
Les activités humaines menacent la biodiversité de multiples façons, et le déclin des abeilles en est un exemple frappant. D'une part, l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture perturbe le fonctionnement des abeilles : comme le montre le document 2, même à faible dose, les néonicotinoïdes désorganisent leur orientation, réduisent leur capacité à récolter le pollen et augmentent leur mortalité. D'autre part, le commerce international a introduit en France le frelon asiatique, une espèce invasive qui s'attaque directement aux colonies. Le réchauffement climatique, causé par l'augmentation des gaz à effet de serre d'origine humaine, modifie également les écosystèmes : il décale les périodes de floraison, ce qui peut désynchroniser les abeilles et les plantes dont elles dépendent.
Or, les abeilles jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes en assurant la pollinisation de la majorité des plantes à fleurs. Leur disparition entraînerait un effondrement des chaînes alimentaires et de la production agricole. Cet exemple illustre comment des activités humaines apparemment différentes (agriculture, transports, industrie) convergent pour menacer une même espèce, et à travers elle, l'ensemble de la biodiversité.
La rougeole est une maladie virale très contagieuse qui peut provoquer des complications graves (pneumonie, encéphalite). Un vaccin existe depuis les années 1960.
| Temps | Événement | Concentration en anticorps (unités arbitraires) |
|---|---|---|
| Jour 0 | 1re injection du vaccin | 0 |
| Jour 7 | 5 | |
| Jour 14 | 40 | |
| Jour 21 | 30 | |
| Jour 60 | 10 | |
| Jour 90 | Rappel (2e injection) | 10 |
| Jour 95 | 80 | |
| Jour 100 | 250 | |
| Jour 110 | 220 | |
| Jour 150 | 150 |
Le vaccin ROR contient des virus de la rougeole, des oreillons et de la rubéole vivants atténués (affaiblis en laboratoire pour qu'ils ne puissent plus provoquer la maladie, mais qu'ils conservent leurs antigènes de surface).
| Année | Couverture vaccinale (% de la population vaccinée) | Nombre de cas de rougeole |
|---|---|---|
| 2000 | 84% | 300 |
| 2008 | 87% | 600 |
| 2011 | 89% | 15 000 |
| 2015 | 90% | 350 |
| 2019 | 90% | 2 600 |
| 2023 | 94% | 120 |
Note : les épidémiologistes estiment qu'une couverture vaccinale de 95% est nécessaire pour empêcher la circulation du virus de la rougeole (immunité collective).
1. À l'aide du document 1, décrivez l'évolution de la concentration en anticorps après la première injection, puis après le rappel. Comparez les deux réponses. (5 pts)
2. Expliquez le mécanisme biologique qui explique pourquoi la réponse après le rappel est plus rapide et plus forte qu'après la première injection. (5 pts)
3. D'après le document 2, le vaccin contient des virus « vivants atténués ». Expliquez pourquoi on utilise des virus atténués et non des virus actifs. Précisez quel élément du virus est reconnu par le système immunitaire. (4 pts)
4. D'après le document 3, la couverture vaccinale de 89% en 2011 n'a pas empêché une épidémie de 15 000 cas. Expliquez pourquoi, en utilisant la notion d'immunité collective. (4 pts)
5. Un camarade affirme : « Je n'ai pas besoin de me faire vacciner, les antibiotiques me guériront si j'attrape la rougeole. » Expliquez pourquoi cette affirmation est incorrecte. (3 pts)
6. Expliquez pourquoi la vaccination protège non seulement l'individu vacciné mais aussi les personnes non vaccinées de son entourage. (4 pts)
1. D'après le document 1 :
2. Lors de la 1re injection, l'organisme rencontre les antigènes du virus pour la première fois. Les lymphocytes B spécifiques de cet antigène doivent être sélectionnés, activés et multipliés avant de produire des anticorps : c'est la réponse primaire, qui est lente. Mais après cette première rencontre, certains lymphocytes B deviennent des lymphocytes mémoire qui restent dans l'organisme.
Lors du rappel (2e injection), les lymphocytes mémoire reconnaissent immédiatement les antigènes du virus. Ils se multiplient beaucoup plus vite et produisent des anticorps en quantité beaucoup plus importante : c'est la réponse secondaire. C'est la mémoire immunitaire qui explique cette différence.
3. On utilise des virus atténués (affaiblis) et non des virus actifs pour éviter de provoquer la maladie chez la personne vaccinée. Les virus atténués sont incapables de se multiplier suffisamment pour rendre malade, mais ils conservent leurs antigènes de surface — les molécules reconnues comme étrangères par le système immunitaire. C'est précisément ces antigènes que les lymphocytes reconnaissent et contre lesquels ils produisent des anticorps et des lymphocytes mémoire.
4. L'immunité collective (ou immunité de groupe) est atteinte lorsqu'un pourcentage suffisant de la population est vacciné pour empêcher le virus de circuler. Pour la rougeole, ce seuil est estimé à 95%. En 2011, la couverture vaccinale n'était que de 89%, soit en dessous du seuil : il restait suffisamment de personnes non protégées pour que le virus puisse se transmettre de l'une à l'autre, provoquant une épidémie de 15 000 cas. Tant que le seuil d'immunité collective n'est pas atteint, des épidémies restent possibles.
5. Cette affirmation est incorrecte pour deux raisons :
6. Lorsqu'une personne est vaccinée, elle ne peut plus être infectée par le virus (grâce à sa mémoire immunitaire). Elle ne peut donc plus transmettre le virus à son entourage. Si suffisamment de personnes sont vaccinées (au-dessus du seuil d'immunité collective), le virus ne trouve plus de personnes à infecter et ne peut plus circuler. Les personnes non vaccinées (nourrissons trop jeunes, personnes immunodéprimées, personnes allergiques au vaccin) sont alors indirectement protégées car elles n'ont plus de contact avec le virus. C'est la protection collective apportée par la vaccination.
Les médecins constatent que certaines bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, ce qui rend les infections plus difficiles à traiter. Des chercheurs ont étudié ce phénomène.
Une population de bactéries Staphylococcus aureus est cultivée en laboratoire. À la génération 0, on observe que 99,9% des bactéries sont sensibles à l'antibiotique (elles meurent en sa présence) et 0,1% sont résistantes (elles survivent).
L'antibiotique est ajouté au milieu de culture. Après 10 générations bactériennes :
| Génération | % de bactéries sensibles | % de bactéries résistantes |
|---|---|---|
| 0 | 99,9% | 0,1% |
| 1 | 95% | 5% |
| 3 | 60% | 40% |
| 5 | 20% | 80% |
| 10 | 2% | 98% |
L'analyse génétique montre que les bactéries résistantes possèdent un allèle muté du gène codant pour la protéine cible de l'antibiotique. Cette mutation, apparue avant l'ajout de l'antibiotique, modifie la forme de la protéine cible, empêchant l'antibiotique de s'y fixer.
En 2023, l'OMS estime que la résistance aux antibiotiques est responsable de 1,3 million de décès par an dans le monde. Sans action, ce chiffre pourrait atteindre 10 millions de décès par an en 2050, soit plus que le cancer.
1. D'après le document 1, décrivez l'évolution de la proportion de bactéries résistantes au cours des 10 générations. (2 pts)
2. D'après le document 2, quelle est l'origine de la résistance chez ces bactéries ? Cette modification est-elle apparue en réponse à l'antibiotique ? Justifiez. (4 pts)
3. En utilisant les documents 1 et 2 et vos connaissances, expliquez par le mécanisme de sélection naturelle pourquoi la proportion de bactéries résistantes augmente en présence de l'antibiotique. Votre explication devra être structurée et utiliser le vocabulaire scientifique approprié. (8 pts)
4. Les bactéries se reproduisent par reproduction asexuée (division cellulaire). En quoi ce mode de reproduction favorise-t-il la propagation rapide de la résistance dans la population ? (4 pts)
5. D'après le document 3 et vos connaissances, proposez deux mesures pour limiter le développement de la résistance aux antibiotiques. (3 pts)
6. Expliquez pourquoi on dit que les antibiotiques ne fonctionnent pas contre les virus. (4 pts)
1. D'après le document 1, la proportion de bactéries résistantes augmente fortement au cours des 10 générations : elle passe de 0,1% à la génération 0 à 98% à la génération 10. Inversement, les bactéries sensibles passent de 99,9% à seulement 2%. En présence de l'antibiotique, les bactéries résistantes deviennent largement majoritaires.
2. D'après le document 2, la résistance est due à un allèle muté d'un gène, qui modifie la forme de la protéine cible de l'antibiotique. Le document précise que cette mutation est apparue avant l'ajout de l'antibiotique. La mutation n'est donc pas une réponse à l'antibiotique : elle est apparue au hasard, de manière aléatoire, indépendamment de la présence de l'antibiotique. C'est une mutation spontanée.
3. Explication structurée par la sélection naturelle :
Étape 1 — Diversité initiale : avant l'ajout de l'antibiotique, la population bactérienne présente une diversité génétique : la grande majorité (99,9%) porte l'allèle normal (sensible), et une infime minorité (0,1%) porte un allèle muté qui confère la résistance. Cette diversité est le résultat d'une mutation aléatoire survenue avant l'exposition.
Étape 2 — Pression de sélection : lorsque l'antibiotique est ajouté au milieu, il constitue une pression de sélection exercée par l'environnement. Les bactéries sensibles sont tuées par l'antibiotique et ne peuvent plus se reproduire. Les bactéries résistantes, dont la protéine cible a une forme modifiée, survivent car l'antibiotique ne peut pas s'y fixer.
Étape 3 — Reproduction différentielle : les bactéries résistantes, qui survivent, continuent de se diviser et de se reproduire. À chaque génération, elles transmettent l'allèle de résistance à leur descendance. Les bactéries sensibles, tuées par l'antibiotique, ne se reproduisent plus.
Étape 4 — Évolution de la population : au fil des générations, la proportion de bactéries résistantes augmente (de 0,1% à 98%), tandis que celle des bactéries sensibles diminue. L'allèle de résistance, autrefois très rare, est devenu majoritaire dans la population. C'est le mécanisme de la sélection naturelle : l'environnement (ici, la présence de l'antibiotique) a « trié » les individus en favorisant ceux qui portaient un caractère avantageux (la résistance).
4. Les bactéries se reproduisent par reproduction asexuée : une bactérie se divise en deux bactéries génétiquement identiques (clones). Cela signifie que toutes les bactéries filles d'une bactérie résistante sont elles aussi résistantes. De plus, la reproduction asexuée est très rapide (une bactérie peut se diviser toutes les 20 à 30 minutes). En quelques heures, une seule bactérie résistante peut donner naissance à des millions de clones résistants. Ce mode de reproduction permet donc une propagation extrêmement rapide de l'allèle de résistance dans la population.
5. Deux mesures pour limiter la résistance :
6. Les antibiotiques agissent en ciblant des structures ou des mécanismes propres aux bactéries (paroi bactérienne, ribosomes bactériens, enzymes de réplication). Or, les virus ne possèdent pas ces structures : un virus n'a pas de paroi, pas de ribosomes propres, et il utilise la machinerie de la cellule hôte pour se reproduire. Les antibiotiques n'ont donc aucune cible sur laquelle agir chez un virus, ce qui les rend totalement inefficaces contre les infections virales.
Un groupe d'élèves de 3ème a participé à un test d'effort lors d'un cours d'EPS. Différentes mesures ont été réalisées au repos et pendant un effort de course.
| Paramètre | Au repos | Pendant l'effort |
|---|---|---|
| Fréquence cardiaque (battements/min) | 72 | 165 |
| Volume d'air inspiré par minute (L/min) | 6 | 45 |
| Consommation de dioxygène (mL/min) | 250 | 2 500 |
| Consommation de glucose par les muscles (mg/min) | 50 | 800 |
| Température corporelle (°C) | 37,0 | 38,2 |
| Substance | Sang entrant dans le muscle (au repos) | Sang sortant du muscle (au repos) | Sang entrant (effort) | Sang sortant (effort) |
|---|---|---|---|---|
| O₂ (mL/L de sang) | 200 | 150 | 200 | 50 |
| CO₂ (mL/L de sang) | 490 | 530 | 490 | 650 |
| Glucose (mg/L de sang) | 900 | 870 | 900 | 500 |
La respiration cellulaire est la réaction chimique qui se produit dans les cellules et qui libère l'énergie nécessaire à leur fonctionnement :
Glucose + Dioxygène → Dioxyde de carbone + Eau + Énergie
1. À l'aide du document 1, comparez les paramètres mesurés au repos et pendant l'effort. Comment l'organisme s'adapte-t-il ? (4 pts)
2. À l'aide du document 2, montrez que le muscle consomme plus de glucose et de dioxygène pendant l'effort qu'au repos. Justifiez avec des calculs. (5 pts)
3. À l'aide du document 2, montrez que le muscle rejette plus de CO₂ pendant l'effort. Que prouve ce résultat ? (3 pts)
4. En utilisant le document 3 et vos connaissances, expliquez pourquoi les cellules musculaires consomment davantage de glucose et de dioxygène pendant l'effort. (5 pts)
5. Expliquez le rôle du sang dans l'approvisionnement des cellules musculaires. Précisez d'où proviennent le dioxygène et le glucose transportés par le sang. (4 pts)
6. La température corporelle passe de 37,0°C à 38,2°C pendant l'effort. En utilisant vos connaissances sur la respiration cellulaire, proposez une explication à cette observation. (4 pts)
1. D'après le document 1, tous les paramètres augmentent pendant l'effort par rapport au repos :
L'organisme s'adapte à l'effort en augmentant l'activité cardiaque et respiratoire pour fournir davantage d'O₂ et de glucose aux muscles qui en ont besoin.
2. D'après le document 2, on peut calculer la quantité de glucose et d'O₂ prélevée par le muscle (différence entre le sang entrant et le sang sortant) :
Glucose prélevé :
O₂ prélevé :
Ces résultats montrent que le muscle consomme beaucoup plus de glucose et de dioxygène pendant l'effort qu'au repos.
3. D'après le document 2 :
CO₂ rejeté :
Ce résultat prouve que la respiration cellulaire est plus intense pendant l'effort : puisque les cellules musculaires consomment plus de glucose et d'O₂, elles produisent aussi davantage de CO₂ (qui est un produit de la respiration cellulaire).
4. D'après le document 3, l'énergie nécessaire au fonctionnement des cellules est produite par la respiration cellulaire : glucose + O₂ → CO₂ + H₂O + énergie. Pendant l'effort, les cellules musculaires doivent se contracter plus intensément et plus fréquemment. Elles ont donc besoin de beaucoup plus d'énergie qu'au repos. Pour produire cette énergie supplémentaire, elles doivent réaliser davantage de respiration cellulaire, ce qui nécessite de consommer plus de glucose (le « carburant ») et plus de dioxygène (le « comburant »). C'est pourquoi la consommation de ces deux réactifs augmente fortement pendant l'effort.
5. Le sang joue un rôle de transporteur entre les organes d'approvisionnement et les cellules musculaires :
Les échanges entre le sang et les cellules musculaires se font au niveau des capillaires sanguins, dont la paroi très fine permet la diffusion des substances.
6. La respiration cellulaire produit de l'énergie. Cependant, toute l'énergie chimique du glucose n'est pas convertie en énergie mécanique (mouvement musculaire) : une partie est dissipée sous forme de chaleur. Pendant l'effort, la respiration cellulaire est beaucoup plus intense (×10 pour la consommation d'O₂), donc la quantité de chaleur produite est également beaucoup plus importante. C'est cette chaleur supplémentaire qui explique l'augmentation de la température corporelle de 37,0°C à 38,2°C. C'est aussi pour cette raison que l'on transpire pendant l'effort : la transpiration permet d'évacuer cette chaleur excédentaire.
| Exercice | Thème | Compétences travaillées |
|---|---|---|
| 1 | Climat & environnement | Exploiter un tableau, calculer un pourcentage, rôle du groupe témoin, chaîne alimentaire, espèce invasive, rédaction synthétique |
| 2 | Immunité & vaccination | Décrire des courbes, mémoire immunitaire, principe du vaccin, immunité collective, antibiotiques vs virus |
| 3 | Génétique & évolution | Sélection naturelle (explication structurée), mutation, reproduction asexuée, résistance aux antibiotiques |
| 4 | Nutrition & effort | Exploiter un tableau d'échanges, calculs de différences, respiration cellulaire, rôle du sang, lien effort-énergie-chaleur |
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