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L'épreuve : tu as le choix entre un sujet d'invention et un sujet de réflexion, tous deux liés au texte de la 1re partie. C'est la partie la plus longue (1h30) et la mieux notée après la compréhension. Avec une bonne méthode et quelques réflexes, tu peux décrocher 30 points ou plus.
On te demande d'écrire un texte narratif ou littéraire : une suite de texte, un récit, un dialogue, une lettre, un article, un discours…
Ce qu'on évalue :
Exemples de sujets :
On te demande de rédiger un texte argumentatif qui défend un point de vue sur une question liée au texte.
Ce qu'on évalue :
Exemples de sujets :
| Choisis l'invention si… | Choisis la réflexion si… |
|---|---|
| Tu aimes raconter, inventer, décrire | Tu aimes raisonner, défendre un point de vue |
| Tu es à l'aise avec les descriptions et les dialogues | Tu es à l'aise avec les connecteurs logiques |
| Tu as de l'imagination et tu écris facilement | Tu as des exemples littéraires et personnels en tête |
| Le sujet t'inspire une histoire concrète | Le sujet t'inspire des idées claires |
Conseil : lis les deux sujets, prends 2-3 minutes pour noter tes premières idées sur chacun, puis choisis celui pour lequel tu as le plus de matière. Ne change pas en cours de route.
Surligne ou souligne dans la consigne :
Piège : ne pas respecter la consigne est l'erreur la plus coûteuse. Un texte magnifique mais hors sujet ne dépassera pas la moyenne.
Même pour un récit, il faut un plan. Note 3-4 étapes sur ton brouillon :
Pour un récit / une suite de texte :
| Étape | Contenu | Longueur approximative |
|---|---|---|
| Situation initiale | Lieu, moment, état du personnage. Lien avec le texte d'origine si c'est une suite. | 5-8 lignes |
| Élément déclencheur | L'événement qui change la situation | 3-5 lignes |
| Péripéties | Les actions, les obstacles, les rebondissements. C'est le cœur du récit. | 15-20 lignes |
| Dénouement / situation finale | Comment ça se termine. Quel changement pour le personnage ? | 5-8 lignes |
Pour une lettre / un discours / un article :
| Étape | Contenu |
|---|---|
| Ouverture | Formule d'adresse (lettre) ou accroche (article/discours). Présentation du sujet. |
| Corps du texte | Arguments ou récit, organisés en paragraphes. Exemples concrets. |
| Clôture | Conclusion forte, appel à l'action ou formule de politesse (lettre). |
Au brouillon : rédige l'introduction et la conclusion en entier. Pour le développement, rédige les passages clés (descriptions importantes, dialogues, moments forts) et note le reste en abrégé.
Au propre : recopie proprement en développant les passages abrégés. Soigne la présentation (paragraphes, alinéas, écriture lisible).
Fais 3 passes de relecture rapide :
| Procédé | Exemple | Effet |
|---|---|---|
| Phrase courte après une phrase longue | Le silence régnait dans la salle obscure, à peine troublé par le souffle du vent contre les volets. Il entra. | Rupture, tension, impact |
| Phrase nominale (sans verbe) | Le silence. Puis un cri. | Rythme sec, dramatique |
| Phrase emphatique | C'est à cet instant qu'il comprit. | Mise en relief d'un moment clé |
| Question rhétorique | Comment avait-il pu rester aveugle si longtemps ? | Intériorité du personnage |
| Outil | Ce que ça apporte | Exemple |
|---|---|---|
| Les 5 sens | Rend la scène vivante et immersive | Vue, ouïe, odorat, toucher, goût |
| Comparaison | Image concrète | Le brouillard s'étendait comme un voile sur la ville. |
| Métaphore | Image forte, poétique | La ville était un labyrinthe de pierres grises. |
| Personnification | Animation du décor | Le vent hurlait entre les ruines. |
| Champ lexical cohérent | Crée une atmosphère | Champ lexical de l'obscurité pour une scène angoissante |
| Temps | Rôle dans le récit |
|---|---|
| Passé simple | Actions de premier plan (ce qui fait avancer l'histoire) |
| Imparfait | Descriptions, arrière-plan, habitudes, durée |
| Plus-que-parfait | Retours en arrière (flashbacks) |
| Présent de narration | Rend une scène particulièrement vivante (à utiliser ponctuellement) |
Piège : si tu commences au passé (passé simple / imparfait), ne passe pas au présent par accident. Reste cohérent dans ton système de temps, sauf effet volontaire (présent de narration).
| Forme | Quand l'utiliser | Exemple |
|---|---|---|
| Discours direct | Moments forts, dialogues clés | « Je n'accepterai jamais ! » cria-t-elle. |
| Discours indirect | Résumés, transitions rapides | Elle répondit qu'elle n'accepterait jamais. |
| Discours indirect libre | Accès aux pensées d'un personnage, effet littéraire | Non, elle n'accepterait jamais. C'était hors de question ! |
Bonus : alterner les trois formes dans un récit montre ta maîtrise littéraire et impressionne le correcteur.
Repère les mots-clés du sujet et définis-les mentalement :
Reformule le sujet sous forme de question si ce n'est pas déjà fait.
Identifie ce qu'on attend : un avis personnel, argumenté, avec des exemples.
Note au brouillon, en vrac, toutes les idées qui te viennent. Puis classe-les.
Où trouver des exemples ?
| Source | Type d'exemple |
|---|---|
| Le texte de la 1re partie | C'est ton premier exemple — le correcteur attend que tu fasses le lien |
| Les œuvres étudiées en classe | Romans, poèmes, pièces de théâtre, articles (cite auteur + titre) |
| Les thématiques du programme | Le roman et le réel, la poésie et l'amour, le théâtre et la Cité, l'écriture engagée |
| Ta culture personnelle | Films, séries, chansons, expériences personnelles — mais les exemples littéraires sont toujours mieux valorisés |
| L'actualité | Un fait de société, un débat contemporain — montre que tu fais le lien avec le monde réel |
Astuce : prépare avant le brevet 4-5 exemples littéraires polyvalents que tu peux placer dans presque tous les sujets de réflexion. Par exemple : Victor Hugo (engagement social), Primo Levi (témoignage), Anouilh / Antigone (résistance au pouvoir), Zola / J'accuse (presse et vérité), un poème d'amour (pouvoir des mots).
Plan recommandé — le plan « Oui, mais » (dialectique simplifié) :
Adapté à presque tous les sujets de réflexion du brevet. Il montre que tu sais nuancer ta pensée.
| Partie | Contenu | Connecteurs |
|---|---|---|
| I. Oui (thèse) | 2-3 arguments qui répondent positivement à la question | Tout d'abord… De plus… En outre… |
| II. Mais (nuance) | 1-2 arguments qui montrent les limites ou une autre perspective | Cependant… Toutefois… Néanmoins… |
| Conclusion | Ton avis personnel tranché + ouverture | En définitive… Ainsi… |
Plan alternatif — le plan thématique :
Si le sujet ne se prête pas au « oui, mais », organise tes arguments par thèmes.
| Partie | Exemple (sujet : « Comment la littérature nous aide-t-elle ? ») |
|---|---|
| I. | Elle nous aide à comprendre les autres (empathie, points de vue différents) |
| II. | Elle nous aide à comprendre le monde (dénonciation, témoignage) |
| III. | Elle nous aide à nous comprendre nous-mêmes (émotions, identité) |
Structure en 3 temps :
Exemple :
Depuis des siècles, les écrivains utilisent les mots pour décrire le monde, dénoncer ses injustices et toucher les consciences. Mais la littérature a-t-elle vraiment le pouvoir de transformer notre regard sur ce qui nous entoure ? Si les œuvres littéraires peuvent ouvrir nos yeux sur des réalités méconnues, il faut aussi reconnaître que leur influence a des limites.
Ce qu'il ne faut pas faire : commencer par « De tout temps, l'homme… » (cliché) ou par « Je vais vous parler de… » (trop maladroit).
Chaque paragraphe suit la même structure — A.E.E. :
| Étape | Ce que tu écris | Exemple |
|---|---|---|
| A — Argument | Ton idée, formulée clairement en une phrase | La littérature nous permet de voir le monde à travers les yeux d'un autre. |
| E — Exemple | Un fait concret, une œuvre, une citation | Dans ses romans, Zola plonge le lecteur dans la réalité des mineurs du XIXe siècle. En décrivant leur quotidien avec précision, il rend visible une misère que la bourgeoisie ignorait. |
| E — Explication | Tu relies l'exemple à l'argument et au sujet | Ainsi, par la fiction réaliste, l'écrivain transforme le regard du lecteur : celui-ci ne peut plus ignorer une réalité qu'il a vécue, même par procuration, à travers le texte. |
Longueur : chaque paragraphe = 6-10 lignes. Pas moins (trop superficiel), pas beaucoup plus (risque de s'éparpiller).
Transitions : entre chaque paragraphe, une phrase de liaison qui montre le passage d'une idée à l'autre. Utilise les connecteurs : Cependant, Par ailleurs, De plus, En revanche…
Structure en 2 temps :
Exemple :
En définitive, la littérature possède un pouvoir réel : celui de nous faire voir autrement, de nous confronter à des vérités que nous ignorions et de nourrir notre empathie. Si tous les lecteurs n'en sortent pas transformés, la rencontre avec un texte fort laisse toujours une trace. À l'heure où les images dominent notre quotidien, on peut se demander si d'autres formes d'art — le cinéma, la photographie — possèdent ce même pouvoir de transformation.
| Fonction | Connecteurs |
|---|---|
| Introduire | Tout d'abord, en premier lieu, pour commencer |
| Ajouter | De plus, en outre, par ailleurs, de surcroît |
| Illustrer | Par exemple, ainsi, notamment, comme le montre |
| Expliquer | En effet, car, c'est pourquoi |
| Opposer | Cependant, toutefois, néanmoins, en revanche, certes… mais |
| Concéder | Certes, il est vrai que, sans doute, on pourrait objecter que |
| Conclure | En définitive, en somme, finalement, ainsi, pour conclure |
Réflexe : chaque paragraphe commence par un connecteur. Chaque transition entre parties utilise un connecteur d'opposition ou d'addition.
Voici 6 exemples que tu peux adapter à presque tous les sujets de réflexion :
Ce qu'il a fait : dénoncé la misère (Les Misérables), combattu la peine de mort (Le Dernier Jour d'un condamné), défendu la liberté dans ses discours politiques.
Tu peux l'utiliser pour : le pouvoir des mots, l'engagement de l'écrivain, littérature et société, la dénonciation de l'injustice.
Ce qu'il a fait : publié « J'accuse » dans le journal L'Aurore pour défendre Dreyfus. Ses romans réalistes montrent la condition ouvrière et la misère sociale.
Tu peux l'utiliser pour : le lien presse/littérature, la vérité et le courage, l'écriture qui change les choses, montrer l'invisible.
Ce qu'il a fait : survivant d'Auschwitz, il a écrit pour témoigner de l'horreur des camps et transmettre la mémoire.
Tu peux l'utiliser pour : le devoir de mémoire, le récit et le réel, témoigner par l'écriture, la littérature face à l'indicible.
Ce qu'il a fait : réécrit le mythe d'Antigone pendant l'Occupation. La pièce pose la question de la résistance face au pouvoir injuste.
Tu peux l'utiliser pour : le théâtre et la société, la réécriture des mythes, résister par l'art, dire non au pouvoir.
Ce qu'ils ont fait : Ronsard célèbre Marie, Aragon célèbre Elsa. La poésie transforme l'émotion singulière en émotion universelle.
Tu peux l'utiliser pour : le pouvoir des mots, l'émotion en littérature, le singulier et l'universel, la beauté du langage.
Ce qu'il a fait : journaliste, il « portait la plume dans la plaie ». Ses reportages ont révélé des scandales et changé les lois.
Tu peux l'utiliser pour : le lien écriture/action, la presse et la vérité, l'engagement, l'écriture qui transforme le réel.
| Critère | Points | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Respect de la consigne | ~8 pts | Forme demandée, point de vue, lien avec le texte |
| Contenu (idées, arguments, narration) | ~12 pts | Richesse, pertinence, exemples, progression |
| Organisation (structure, paragraphes) | ~8 pts | Introduction, paragraphes cohérents, conclusion, transitions |
| Expression (style, vocabulaire) | ~6 pts | Phrases variées, vocabulaire précis, figures de style |
| Langue (orthographe, grammaire) | ~6 pts | Accords, conjugaison, homophones, ponctuation |
Ce qui fait la différence entre une copie moyenne et une bonne copie : les exemples précis (avec auteur et titre), les connecteurs logiques bien utilisés, et un style soigné (phrases variées, pas de répétitions, vocabulaire riche).
| ❌ Erreur | ✅ Correction |
|---|---|
| Commencer à rédiger sans plan | Toujours 5-10 min de brouillon pour le plan |
| Oublier l'introduction ou la conclusion | Ce sont les premières et dernières impressions du correcteur — elles comptent |
| Faire un paragraphe = une ligne | Un paragraphe argumentatif = 6-10 lignes minimum (argument + exemple + explication) |
| En invention, raconter sans décrire | Alterne narration (ce qui se passe) et description (ce qu'on voit/ressent) |
| En réflexion, donner son avis sans argument | Chaque opinion doit être soutenue par un argument ET un exemple |
| Utiliser toujours les mêmes mots | Varie le vocabulaire. Utilise des synonymes. Évite les répétitions de il dit, il fait, c'est bien. |
| Oublier de relier au texte de la 1re partie | Le sujet est lié au texte — mentionne-le au moins une fois, idéalement en premier exemple |
| Ne pas relire | Garde toujours 10 min pour la relecture. C'est là que tu corriges les fautes les plus visibles. |
| Écrire trop court | Vise 2 pages minimum (invention) ou 1,5 page minimum (réflexion). En dessous, le correcteur considère que c'est insuffisant. |
| Étape | Temps | Ce que tu fais |
|---|---|---|
| Lire et analyser le sujet | 5 min | Souligne les mots-clés, identifie la forme et les contraintes |
| Choisir ton sujet | 2-3 min | Note 2-3 idées pour chaque sujet, choisis celui qui t'inspire le plus |
| Construire le plan au brouillon | 5-10 min | Plan en 2-3 parties, avec arguments/étapes et exemples |
| Rédiger | 55-65 min | Introduction complète → développement → conclusion |
| Relire et corriger | 10 min | Sens → langue → style (3 passes) |
Fiche produite à partir des cours KlarIA Français 3ème (chapitres 1-4, 11-12) — klaria.net
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