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Automatismes, logique et raisonnement

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Automatismes, logique et raisonnement

Ce chapitre est différent des autres : il ne présente pas de notion nouvelle, mais rassemble ce qui doit être maîtrisé sans hésiter et sans calculatrice. La raison est concrète : l'épreuve anticipée de mathématiques, en fin de première, commence par un QCM d'automatismes noté sur 6 points, sans calculatrice, et les exercices qui suivent supposent ces réflexes acquis.

Trois parties : les automatismes de calcul et de lecture, le vocabulaire des ensembles et de la logique, et les listes Python. Chaque partie se travaille par petites doses régulières, à l'oral ou en calcul mental, plutôt qu'en une seule fois.

1. Évolutions et variations

1.1 Taux d'évolution et coefficient multiplicateur

Passer d'une valeur initiale V1V_1 à une valeur finale V2V_2, c'est une évolution de taux t=V2V1V1t = \dfrac{V_2 - V_1}{V_1}, souvent exprimé en pourcentage, et de coefficient multiplicateur CM=1+t=V2V1CM = 1 + t = \dfrac{V_2}{V_1}.

Ce que l'on chercheFormule
Valeur finaleV2=V1×(1+t)V_2 = V_1 \times (1 + t)
Valeur initialeV1=V21+tV_1 = \dfrac{V_2}{1 + t}
Taux d'évolutiont=V2V1V1=CM1t = \dfrac{V_2 - V_1}{V_1} = CM - 1

Exemples : de 8080 à 9292, le taux vaut 1280=0,15\dfrac{12}{80} = 0{,}15, soit +15%+15\,\%. Un prix de 138138 € après une hausse de 15%15\,\% valait 1381,15=120\dfrac{138}{1{,}15} = 120 € avant. Une baisse de 20%20\,\% correspond à CM=0,8CM = 0{,}8.

1.2 Évolutions successives et taux réciproque

Deux évolutions successives de coefficients CM1CM_1 et CM2CM_2 équivalent à une seule évolution de coefficient CM1×CM2CM_1 \times CM_2 : les coefficients se multiplient, les taux ne s'additionnent pas.

  • +10%+10\,\% puis +10%+10\,\% : 1,1×1,1=1,211{,}1 \times 1{,}1 = 1{,}21, soit +21%+21\,\% (et non +20%+20\,\%).
  • 20%-20\,\% puis +25%+25\,\% : 0,8×1,25=10{,}8 \times 1{,}25 = 1, soit 0%0\,\% : on revient au point de départ.
  • +8%+8\,\% puis 8%-8\,\% : 1,08×0,92=0,99361{,}08 \times 0{,}92 = 0{,}9936, soit 0,64%-0{,}64\,\% : on ne revient pas au point de départ.

Le taux réciproque est celui qui ramène à la valeur initiale : son coefficient est 1CM\dfrac{1}{CM}. Le réciproque de +25%+25\,\% est 11,25=0,8\dfrac{1}{1{,}25} = 0{,}8, soit 20%-20\,\% ; celui de +50%+50\,\% est 11,50,667\dfrac{1}{1{,}5} \approx 0{,}667, soit environ 33%-33\,\%.

Évolutions successives et taux réciproque

2. Calcul numérique et algébrique

2.1 Équation produit nul

Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul : (2x3)(x+5)=0    x=32(2x - 3)(x + 5) = 0 \iff x = \dfrac{3}{2} ou x=5x = -5. Réflexe : ne jamais développer un produit égal à 00.

2.2 Signe d'une expression

  • Premier degré ax+bax + b : nul en ba-\dfrac{b}{a}, du signe de aa à droite de cette valeur, du signe opposé à gauche. Exemple : 3x6>0    x>23x - 6 > 0 \iff x > 2 ; 2x+3>0    x<32-2x + 3 > 0 \iff x < \dfrac{3}{2}.
  • Produit de facteurs du premier degré a(xx1)(xx2)a(x - x_1)(x - x_2) : signe de aa à l'extérieur des racines, opposé entre. Exemple : (x1)(x+4)>0    x<4(x - 1)(x + 4) > 0 \iff x < -4 ou x>1x > 1.
  • Un carré est toujours positif ou nul ; un quotient a le signe du produit numérateur ×\times dénominateur.

2.3 Développer, factoriser, réduire

Les trois identités remarquables, dans les deux sens : (a+b)2=a2+2ab+b2(a + b)^2 = a^2 + 2ab + b^2, (ab)2=a22ab+b2(a - b)^2 = a^2 - 2ab + b^2, (ab)(a+b)=a2b2(a - b)(a + b) = a^2 - b^2.

Exemples : (2x+1)2=4x2+4x+1(2x + 1)^2 = 4x^2 + 4x + 1 ; 9x225=(3x5)(3x+5)9x^2 - 25 = (3x - 5)(3x + 5) ; x26x+9=(x3)2x^2 - 6x + 9 = (x - 3)^2 ; 3x(x2)+(x2)2=(x2)(3x+x2)=(x2)(4x2)=2(x2)(2x1)3x(x - 2) + (x - 2)^2 = (x - 2)(3x + x - 2) = (x - 2)(4x - 2) = 2(x - 2)(2x - 1).

Automatismes de seconde à entretenir : fractions (23+16=56\dfrac{2}{3} + \dfrac{1}{6} = \dfrac{5}{6}, ab÷cd=adbc\dfrac{a}{b} \div \dfrac{c}{d} = \dfrac{ad}{bc}), puissances (23×24=272^3 \times 2^4 = 2^7, 105108=103\dfrac{10^5}{10^8} = 10^{-3}), racines (50=52\sqrt{50} = 5\sqrt{2}, ab=ab\sqrt{a}\sqrt{b} = \sqrt{ab}, mais a+ba+b\sqrt{a + b} \neq \sqrt{a} + \sqrt{b}).

3. Fonctions et représentations graphiques

3.1 Lire une courbe

  • Résoudre f(x)=kf(x) = k : abscisses des points de la courbe d'ordonnée kk (intersection avec la droite horizontale y=ky = k).
  • Résoudre f(x)<kf(x) < k : abscisses des points situés en dessous de cette droite.
  • Signe de ff : positif là où la courbe est au-dessus de l'axe des abscisses.
  • Variations : la courbe monte (croissante) ou descend (décroissante) ; tableau de variations avec les extremums.
Lecture graphique d'équations et d'inéquations

3.2 Droites

  • Tracer y=mx+py = mx + p : partir de (0;p)(0\,;\,p), avancer de 11 et monter de mm.
  • Lire l'équation réduite : pp est l'ordonnée à l'origine, mm se lit en avançant de 11.
  • Coefficient directeur par deux points A(xA;yA)A(x_A\,;\,y_A) et B(xB;yB)B(x_B\,;\,y_B) : m=yByAxBxAm = \dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A}. Exemple : A(1;2)A(1\,;\,2), B(3;8)B(3\,;\,8) donnent m=62=3m = \dfrac{6}{2} = 3, puis p=23×1=1p = 2 - 3 \times 1 = -1 : y=3x1y = 3x - 1.
  • Droite passant par (0;4)(0\,;\,4) et (4;0)(4\,;\,0) : m=1m = -1, p=4p = 4, équation y=x+4y = -x + 4.

4. Statistiques

4.1 Lire un graphique

Avant tout calcul, repérer l'origine des axes (un axe qui ne part pas de 00 exagère les variations), les unités et les échelles, et ce que représente chaque barre ou secteur. Savoir passer du graphique au tableau de données et inversement.

4.2 Indicateurs

Pour la série 2;4;4;6;92\,;\,4\,;\,4\,;\,6\,;\,9 : moyenne 255=5\dfrac{25}{5} = 5 ; médiane 44 (valeur du milieu, la série étant ordonnée) ; étendue 92=79 - 2 = 7 ; premier quartile 44 et troisième quartile 66. L'écart type mesure la dispersion autour de la moyenne. Un diagramme en boîte représente minimum, quartiles, médiane, maximum.

Interpréter : la moyenne est sensible aux valeurs extrêmes, la médiane ne l'est pas.

5. Probabilités conditionnelles : les trois nombres à ne pas confondre

Dans un tableau croisé ou un arbre, la même case donne trois probabilités différentes selon le dénominateur :

ProbabilitéLecture
P(AB)P(A \cap B)case ÷\div total général
PA(B)P_A(B)case ÷\div total de AA (sa ligne)
PB(A)P_B(A)case ÷\div total de BB (sa colonne)

Exemple : 100100 personnes, 4040 femmes dont 3030 ont le permis, 6060 hommes dont 4545 l'ont. P(FPermis)=30100=0,3P(F \cap \text{Permis}) = \dfrac{30}{100} = 0{,}3 ; PF(Permis)=3040=0,75P_F(\text{Permis}) = \dfrac{30}{40} = 0{,}75 ; PPermis(F)=3075=0,4P_{\text{Permis}}(F) = \dfrac{30}{75} = 0{,}4.

Sur un arbre : produit le long d'un chemin, somme des chemins ; les branches du second niveau sont des probabilités conditionnelles.

6. Vocabulaire ensembliste

NotationSensExemple
xEx \in Exx est un élément de EE3N3 \in \mathbb{N}, 2Q\sqrt{2} \notin \mathbb{Q}
AEA \subset EAA est inclus dans EE (sous-ensemble)NZQR\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R}
\varnothingl'ensemble videl'ensemble des solutions de x2=1x^2 = -1
ABA \cap Bintersection : éléments communs[0;5][3;8]=[3;5][0\,;\,5] \cap [3\,;\,8] = [3\,;\,5]
ABA \cup Bréunion : éléments de l'un ou de l'autre[0;5][3;8]=[0;8][0\,;\,5] \cup [3\,;\,8] = [0\,;\,8]
Aˉ\bar{A} ou EAE \setminus Acomplémentaire de AA dans EEdans R\mathbb{R}, le complémentaire de [0;+[[0\,;\,+\infty[ est ];0[]-\infty\,;\,0[
Card(A)\text{Card}(A)nombre d'éléments de AA (ensemble fini)Card({2;4;6})=3\text{Card}(\{2\,;\,4\,;\,6\}) = 3
(a;b)(a\,;\,b)couple : l'ordre compte(1;2)(2;1)(1\,;\,2) \neq (2\,;\,1)
E×FE \times Fproduit cartésien : ensemble des couples (e;f)(e\,;\,f){P;F}×{1,,6}\{P\,;\,F\} \times \{1, \ldots, 6\} a 1212 éléments

En extension, on liste les éléments : {1;2;3}\{1\,;\,2\,;\,3\}. En compréhension, on donne une propriété : {nNn est pair}\{n \in \mathbb{N} \mid n \text{ est pair}\}.

Intersection, réunion, complémentaire

7. Logique

7.1 Connecteurs, contre-exemple

« AA et BB » est vraie si les deux le sont ; « AA ou BB » est vraie dès que l'une l'est (ou inclusif). Pour montrer qu'une proposition « pour tout xx, … » est fausse, il suffit d'un contre-exemple : « pour tout réel xx, x2xx^2 \geqslant x » est fausse car (12)2=14<12\left(\dfrac{1}{2}\right)^2 = \dfrac{1}{4} < \dfrac{1}{2}.

7.2 Implication, réciproque, contraposée, équivalence

  • Implication ABA \Rightarrow B : « si AA alors BB ». Exemple vrai : x=2x2=4x = 2 \Rightarrow x^2 = 4.
  • Réciproque BAB \Rightarrow A : n'est pas automatiquement vraie. Ici x2=4x=2x^2 = 4 \Rightarrow x = 2 est fausse (contre-exemple x=2x = -2).
  • Contraposée non Bnon A\text{non } B \Rightarrow \text{non } A : toujours de même valeur de vérité que l'implication. Contraposée de « nn pair \Rightarrow n2n^2 pair » : « n2n^2 impair \Rightarrow nn impair ».
  • Équivalence A    BA \iff B : l'implication et sa réciproque sont vraies. Exemple : x2=4    x=2 ou x=2x^2 = 4 \iff x = 2 \text{ ou } x = -2.

Vocabulaire : dans ABA \Rightarrow B, AA est une condition suffisante pour BB et BB est une condition nécessaire pour AA. « Être un carré » est suffisant pour « être un rectangle » ; « être un rectangle » est nécessaire pour « être un carré ».

Implication, réciproque et contraposée

7.3 Statut des lettres et des égalités

Dans x21=(x1)(x+1)x^2 - 1 = (x - 1)(x + 1), l'égalité est une identité : vraie pour tout xx. Dans 2x+1=72x + 1 = 7, c'est une équation : xx est une inconnue à déterminer. Dans f(x)=ax+bf(x) = ax + b, xx est une variable et aa, bb sont des paramètres fixés.

7.4 Quantificateurs et négation

« Pour tout » (quantificateur universel) et « il existe » (quantificateur existentiel) sont souvent implicites : « x20x^2 \geqslant 0 » signifie « pour tout réel xx, x20x^2 \geqslant 0 ». Les symboles \forall et \exists ne sont pas exigibles, mais il faut savoir lire et nier ces phrases :

  • négation de « pour tout xx, P(x)P(x) » : « il existe xx tel que non P(x)P(x) » ;
  • négation de « il existe xx tel que P(x)P(x) » : « pour tout xx, non P(x)P(x) ».

Exemple : la négation de « tous les élèves ont réussi » est « il existe un élève qui n'a pas réussi » (et non « aucun élève n'a réussi »).

8. Trois types de raisonnement

Disjonction des cas. Montrer que n(n+1)n(n + 1) est pair pour tout entier nn : si nn est pair, le produit l'est ; si nn est impair, n+1n + 1 est pair et le produit l'est. Dans tous les cas, le produit est pair.

Contraposée. Montrer que si n2n^2 est pair, alors nn est pair. On démontre la contraposée : si nn est impair, n=2k+1n = 2k + 1, alors n2=4k2+4k+1=2(2k2+2k)+1n^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2(2k^2 + 2k) + 1 est impair. La contraposée étant vraie, l'implication l'est.

Absurde. Montrer qu'il n'existe pas de plus petit réel strictement positif. Supposons qu'il en existe un, noté a>0a > 0. Alors a2\dfrac{a}{2} est strictement positif et strictement plus petit que aa : contradiction. Donc un tel réel n'existe pas.

9. Listes Python

Une liste est une collection ordonnée d'éléments, repérés par leur indice à partir de 00.

L = [3, 8, 5, 12, 7]        # création en extension
L[0]                        # 3 (premier élément)
L[-1]                       # 7 (dernier élément)
len(L)                      # 5
L.append(10)                # ajoute 10 à la fin : [3, 8, 5, 12, 7, 10]
L.pop()                     # retire et renvoie le dernier élément
L.remove(5)                 # retire la première occurrence de 5
sum(L), min(L), max(L)      # somme, minimum, maximum

Construire une liste en compréhension, à partir d'un ensemble décrit par une propriété :

carres = [k**2 for k in range(1, 6)]         # [1, 4, 9, 16, 25]
pairs = [x for x in L if x % 2 == 0]         # éléments pairs de L
termes = [3 * n + 1 for n in range(10)]      # dix premiers termes de la suite u_n = 3n + 1

Parcourir une liste :

for x in L:                 # parcours des éléments
    print(x)

for i in range(len(L)):     # parcours des indices
    print(i, L[i])

Le lien avec les mathématiques est constant : une liste en compréhension correspond à un ensemble défini en compréhension, et la condition du if est une proposition logique.

10. Exemple résolu : un mini-QCM sans calculatrice

Énoncé. Pour chaque question, une seule réponse est correcte.

  1. Un article à 250250 € passe à 200200 €. Le taux d'évolution est : (a) 25%-25\,\% (b) 20%-20\,\% (c) 50%-50\,\%.
  2. Les solutions de (2x3)(x+5)=0(2x - 3)(x + 5) = 0 sont : (a) 32\dfrac{3}{2} et 55 (b) 32-\dfrac{3}{2} et 55 (c) 32\dfrac{3}{2} et 5-5.
  3. La droite passant par A(1;2)A(1\,;\,2) et B(3;8)B(3\,;\,8) a pour coefficient directeur : (a) 33 (b) 13\dfrac{1}{3} (c) 66.
  4. La médiane de la série 2;4;4;6;92\,;\,4\,;\,4\,;\,6\,;\,9 est : (a) 55 (b) 44 (c) 77.
  5. La négation de « tous les élèves ont réussi » est : (a) « aucun élève n'a réussi » (b) « il existe un élève qui n'a pas réussi » (c) « tous les élèves ont échoué ».
  6. En Python, [k**2 for k in range(1, 4)] vaut : (a) [1, 4, 9] (b) [0, 1, 4, 9] (c) [1, 4, 9, 16].

Corrigé.

  1. (b) : 200250250=50250=0,2\dfrac{200 - 250}{250} = -\dfrac{50}{250} = -0{,}2.
  2. (c) : 2x3=02x - 3 = 0 donne 32\dfrac{3}{2}, x+5=0x + 5 = 0 donne 5-5.
  3. (a) : 8231=3\dfrac{8 - 2}{3 - 1} = 3.
  4. (b) : la série est ordonnée, la valeur centrale est 44 ; 55 est la moyenne.
  5. (b) : nier « pour tout », c'est « il existe … non ».
  6. (a) : range(1, 4) produit 1,2,31, 2, 3.

📌 À retenir

  1. Évolutions : CM=1+tCM = 1 + t ; évolutions successives \to produit des CMCM ; réciproque \to 1CM\dfrac{1}{CM} ; valeur initiale =V2CM= \dfrac{V_2}{CM}.
  2. Calcul : produit nul, signe d'un facteur du premier degré et d'un produit factorisé, identités remarquables dans les deux sens.
  3. Graphiques : f(x)=kf(x) = k et f(x)<kf(x) < k se lisent avec la droite y=ky = k ; m=ΔyΔxm = \dfrac{\Delta y}{\Delta x}.
  4. Statistiques : moyenne, médiane, quartiles, étendue ; attention aux axes tronqués.
  5. Probabilités : P(AB)P(A \cap B), PA(B)P_A(B), PB(A)P_B(A) diffèrent par leur dénominateur.
  6. Logique : implication \neq réciproque ; contraposée équivalente ; contre-exemple pour réfuter ; négation de « pour tout » == « il existe … non ».
  7. Listes : indices depuis 00, append, compréhension [expr for k in range(...) if condition].

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