Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne peut pas prévoir le résultat à l'avance, même en la répétant dans les mêmes conditions. Exemple : lancer un dé, tirer une carte.
L'univers (noté Ω) est l'ensemble de tous les résultats possibles d'une expérience aléatoire.
Une issue est un résultat possible de l'expérience.
Un évènement est un sous-ensemble (une partie) de l'univers Ω.
🎲 Exemple : On lance un dé à 6 faces. L'univers est Ω={1;2;3;4;5;6}. L'évènement A = « obtenir un nombre pair » s'écrit A={2;4;6}.
Évènements particuliers
Nom
Signification
Notation
Exemple (dé à 6 faces)
Évènement certain
Se réalise toujours
Ω
« Obtenir un nombre entre 1 et 6 »
Évènement impossible
Ne se réalise jamais
∅ (ensemble vide)
« Obtenir 7 »
Évènement élémentaire
Contient une seule issue
{k}
« Obtenir 3 » = {3}
2. Opérations sur les évènements
Soient A et B deux évènements de Ω.
Opération
Notation
Signification
Exemple (A={2;4;6}, B={1;2;3})
Complémentaire (contraire)
Aˉ
« A ne se réalise pas »
Aˉ={1;3;5}
Réunion
A∪B
« AouB (au moins un) »
A∪B={1;2;3;4;6}
Intersection
A∩B
« AetB (les deux) »
A∩B={2}
🎯 Schéma récapitulatif — Opérations ensemblistes
⚠️ Si A∩B=∅, on dit que A et B sont incompatibles (ils ne peuvent pas se produire en même temps).
3. Calculer une probabilité
Définition
Quand toutes les issues sont équiprobables (même chance de se produire), la probabilité d'un évènementA est :
P(A)=nombre total d’issuesnombre d’issues favorables aˋA
P(A) est toujours compris entre 0 et 1 : 0⩽P(A)⩽1
P(Ω)=1 et P(∅)=0
Probabilité de l'évènement contraire
P(Aˉ)=1−P(A)
Exemple résolu pas à pas 🎲
Énoncé : On lance un dé équilibré à 6 faces. Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre strictement supérieur à 4 ?
Étape 1 → Identifier l'univers : Ω={1;2;3;4;5;6}, donc 6 issues.
Étape 2 → Définir l'évènement : A = « obtenir un nombre >4 » = {5;6}, donc 2 issues favorables.
Étape 3 → Calculer : P(A)=62=31≈0,33
Étape 4 → Évènement contraire : P(Aˉ)=1−31=32
4. Expériences aléatoires à deux épreuves
Quand on réalise deux épreuves successives, on utilise un arbre des possibilités ou un tableau à double entrée pour lister toutes les issues.
Exemple : lancer une pièce ET un dé
La pièce donne {P;F} (Pile ou Face) et le dé donne {1;2;3;4;5;6}.
🌳 Arbre des possibilités (extrait)
Nombre total d'issues = 2×6=12
Chaque issue a la probabilité P=121.
Exemple : La probabilité d'obtenir « Pile et un 3 » = 121.
Exemple : lancer deux dés
Nombre d'issues = 6×6=36. L'évènement « obtenir une somme égale à 7 » correspond aux couples (1;6),(2;5),(3;4),(4;3),(5;2),(6;1), soit P=366=61.
5. Fréquence et probabilité — Fluctuation
Fréquence d'un évènement
Après n répétitions d'une expérience, la fréquence de l'évènement A est :
f(A)=nnombre de fois ouˋA s’est reˊaliseˊ
Fluctuation des fréquences
Si on répète l'expérience un nombre fixé de fois (par exemple n=50), la fréquence obtenue varie d'une série à l'autre : c'est la fluctuation d'échantillonnage.
Série de 50 lancers d'une pièce
Fréquence de « Pile »
Série 1
f=5023=0,46
Série 2
f=5027=0,54
Série 3
f=5024=0,48
👉 La fréquence fluctue autour de la probabilité théoriqueP=0,5.
Comparaison distribution fréquentielle / probabiliste
La distribution probabiliste donne les probabilités théoriques (calcul).
La distribution fréquentielle donne les fréquences observées (expérience).
Plus le nombre de répétitions n est grand, plus la distribution fréquentielle se rapproche de la distribution probabiliste.
📊 Convergence fréquence → probabilité
n petitfluctuation forten grandfluctuation faiblef(A)≈P(A)
📌 À retenir
L'universΩ contient toutes les issues ; un évènement est une partie de Ω.